Côte d'Ivoire: Les richesses inexploitées - Le Blog du Made in CI | Cedici

Côte d’Ivoire: Les richesses inexploitées

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Avec une richesse nationale estimée à 40,39 milliards $ en 2017, la Côte d’Ivoire est la 3e puissance économique d’Afrique de l’Ouest et la 1 ère de l’espace francophone subsaharien.

Depuis quelques années,  la Côte d’Ivoire s’est donnée pour ambition de diversifier son économie principalement dominée par l’agriculture. L’un des secteurs sur lesquels peut compter le pays est celui des Mines. Plusieurs grands groupes, ont par ailleurs déjà obtenu l’accord des autorités pour l’exploitation des matières premières du sous-sol ivoirien.

Cependant, malgré toutes les avancées, certaines richesses restent totalement inexploitées en Côte d’Ivoire. Sur la base des données conjointes du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et de la Banque Africaine de développement (BAD), nous avons souhaité établir une liste non-exhaustive des meilleurs opportunités. Tour d’horizon.

1. Agriculture : Entre niveau de production élevé et faible mise en valeurs

En Côte d’Ivoire,  le secteur agricole constitue le principal pilier de l’économie. Aujourd’hui encore, la contribution de ce secteur à la richesse nationale ne cesse de croître. Ainsi, entre 2008 et 2017 la part du secteur agricole dans le PIB est passée de 26,7% à 29.2%.

La Côte d’Ivoire a su développer son agriculture d’exportation. Avec une production de 1,965 millions  de tonnes de cacao en 2017/2018 d’après les estimations de Bloomberg, la Côte d’Ivoire est le leader mondial de la filière avec 35% de parts de marché. Par ailleurs, sur d’autres cultures comme le café, l’hévéa, l’anacarde, le palmier à huile ou encore la banane la Côte d’Ivoire reste classée parmi les leaders africains.

En dépit d’un niveau de production agricole satisfaisant, la Côte d’Ivoire peine à s’engager dans la transformation locale de ses produits agricoles. Ainsi l’essentiel de sa production caféière et cacaoyère est encore torréfiée en europe. Il en est de même de sa production d’anacardes dont l’Inde et le Vietnam assurent la transformation.

Lorsqu’on sait que dès lors que le produit est transformé, sa valeur est très souvent multipliée par 4 ou par 8 selon les situations. En étant absent de la chaîne de mise en valeur de ses produits agricoles, la Côte d’Ivoire se prive ainsi d’importantes ressources financières.

Des milliards, qui sont chaque année perdue, pourtant indispensables à son développement et de l’emploi qualifié susceptible d’absorber les milliers de diplômés qui rentrent chaque année dans le marché du travail.

 2. L’économie verte: Méconnaissance d’un secteur porteur d’opportunités et de richesse

De l’agriculture durable utilisant des fertilisants organiques à la place des intrants chimiques, des variétés de culture améliorées pour davantage produire sur un espace réduit ,à l’usage du bio-carburant, notamment la production de carburant à partir de l’amidon, l’économie verte nous offre toute une panoplie d’activités de grand intérêt.

Les déchets ménagers, en milieu urbain, se révèlent être de véritables mines d’or, jusqu’ici complètement ignorés. Il serai pourtant possible, de transformer tous ces déchets en engrais, en gaz, ou encore en pavé routier.

Malgré le fait que les énergies utilisées par les barrages ou autres n’arrivent plus à couvrir les besoins en électricité ; l’énergie solaire est encore aujourd’hui en Côte d’Ivoire complètement inexploitée.

Le secteur souffre d’un manque de sa méconnaissance.  Au demeurant, l’appui institutionnel des pouvoirs publics est très peu visible pour rendre le secteur suffisamment attractif pour d’éventuels investissements.

3. La diaspora: Une source de financement peu orientée vers l’investissement

Avec près de 24,3 milliards $ reçus en 2018, c’est le Nigeria qui occupe la première place. Parmi les pays africains captant le plus de financement de leurs diasporas. A titre de de comparaison la Côte d’Ivoire a reçu 342 millions de $ au cours de la même année…

La Côte d’Ivoire peine en effet à en faire une véritable source de financement pour ses projets de développement. D’après la Banque mondiale, les 2/3 des fonds transférés servent principalement à répondre aux besoins de la vie courante. Ils servent, le plus souvent, à acheter des biens de consommation et à payer des frais de santé ou de scolarité.

D’après Dilip Ratha, économiste à la Banque mondiale, « si l’on pouvait convaincre un membre de la diaspora sur dix d’investir 1000 dollars dans son pays d’origine, l’Afrique collecterait ainsi 3 milliards de dollars par an pour financer le développement ».

Malheureusement, la côte d’ivoire comme beaucoup de pays africains, ne parviennent pas encore à mettre en place une véritable stratégie pour associer la diaspora à son développement économique.

Quelques bonnes nouvelles

En Côte d’Ivoire, la machine a été lancée, notamment dans la filière cacao. Notre pays, a comme objectif de broyer localement 50% des fèves récoltées à l’horizon 2020.

Deux nouvelles usines de transformation de cacao, productrices de beurre et de chocolat, dont l’usine Cémoi, ont été inaugurées. Il est également important de souligner que de nombreuses initiatives de plus petite envergure ont vu le jour grâce à l’amélioration de l’environnement des affaires.

Les chaînes de production de coton, d’hévéa et d’anacarde sont également en train d’être révisées, toujours dans l’optique de transformer nos matières premières pour offrir des opportunités aux producteurs locaux.

En ce qui concerne l’économie verte, le gouvernement n’est pas en reste et s’attèle à rectifier le tir. Des actions au niveau du Ministère sont en cours en vue de favoriser l’éclosion de ce mode de production économique. Un fond d’appuie aux initiatives vertes devrait voir le jour dans quelques années.

Le défi est désormais à deux niveaux. Premièrement, développer la culture de la transformation et de la valorisation des produits locaux en Côte d’Ivoire. Et deuxièmement, mobiliser la diaspora pour capter le maximum de financement.

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